samedi 3 janvier 2015

Abordons le Suicide.


Depuis mon enfance, j’ai toujours aimé écouter les autres et les conseiller. C’est parfois difficile d’outiller quelqu’un quand la situation nous touche émotivemment et que l'on se retrouve sans mot. Rassurez-vous, on c’est tous déjà senti exactement comme ça au moins une fois dans notre vie. Vous savez au Québec le taux de Suicide est le plus élevé en Amérique. En effet, selon l’Association québécoise de prévention du suicide, trois personnes s’enlèvent la vie chaque jour au Québec et 80% des personnes qui s’enlèvent la vie sont des hommes.

Vous aurez sans doute, entendu dans votre entourage, « j’vais partir, j’ai pu rien à faire ici» «J’veux en finir» pleins de petites phrases comme ça qui nous sonne l’alarme. Mon doux… qu’est ce que je peux bien lui dire… ça va ? Beaucoup de gens se retrouvent sans mot lorsque quelqu’un ouvre la porte sur le suicide. C’est un grand tabou dans notre société, mais en réalité on ne devrait pas avoir peur de l’aborder. C’est en ne l’abordant pas que les choses deviennent pire. On dit que la plus part des personnes qui ont des idées suicidaires essaie d’en parler a quelqu’un ou en démontre des signes clairs, ce qui signifie qu’ils auraient besoins d’être écouter ou simplement entendu. Comment ouvrir la porte et affronter ce sujet ?


 Dernièrement l’envie m’a pris de poser quelques questions entourant le suicide à mon amie Kim qui travail au Centre de prévention du suicide du Haut-Richelieu. Celle qui répond aux appels des gens en détresse qui ont un dernier espoir de recevoir de l’aide. À travers les questions, Kim et moi vous guidons sur quoi faire pour aider nos proches, une connaissance ou un collègue, lorsqu’ils ont envie d’en finir. J’espère que ce petit guide vous aidera à aborder plus facilement le sujet du suicide lorsqu’il se présentera à vous. 

Pourquoi les gens veulent se suicider ?
Ce n'est pas parce qu'ils veulent mourir, mais bien parce qu'ils souffrent trop et sont tanné de souffrir. Ils ont l'impression qu'il n'y a plus de porte de sortie. Des portes de sorties, il y en a des vraies, il faut affronter toute cette souffrance. Pour les gens qui ont un problème de santé mentale comme de la dépression et les troubles de la personnalité, les idées suicidaire peuvent être plus souvent présentes. 

Qu'est ce qu'on peut faire quand quelqu'un nous parle de ses idées ?
Explorer la souffrance et miser sur l'espoir, ce qui compte encore beaucoup pour la personne. Essayer de trouver quelque chose pour s'accrocher à la vie. Être présent pour la personne et simplement lui changer les idées. Si on se sens à l'aise là-dedans on peut aussi explorer le plan de la personne. Comment? où? Quand?  Si la personne n'a pas de plan, mais qu'elle y pense à plusieurs reprises, depuis quelques temps, on peut la référer  à la ligne d'appel du Centre de prévention du suicide (numéro en bas). Les intervenants sont bien formés pour outiller la personnes et les aider dans leur démarche. Vous pouvez aussi les appeler pour avoir des conseils pour vous-même intervenir avec cette personne. Par contre, si la personne a déjà fait son plan et qu'elle a prévu passer à l'action, s'il y a danger imminent  où que l'on a peur pour sa sécurité, on peut appeler les urgences. Souvent les gens ont peur que l'autre personne les déteste d'avoir appeler les urgences, mais il vaut mieux lui avoir sauver la vie. Les gens en détresse ne voient plus bien la réalité et il ne faut pas avoir peur d'intervenir pour ceux-ci. 

Qu'est ce qu'il ne faut pas faire ?
Il faut à tout prix éviter de ne pas prendre la personne au sérieux lorsqu'on parle de suicide. On ne connait jamais réellement l'intensité de la souffrance de la personne. Les gens en souffrance sont honnête dans leur propos et vont le dire clairement. On ne doute jamais de la véracité. Il ne faut pas non plus confronter la personne en incitant le geste. Ces deux tactiques pourraient s’avérer très dommageables et non-aidante pour la personne.

Parle moi du rôle de sauveur ?
Il est important de ne pas prendre les responsabilités de la personne qu'on accompagne sur notre dos. Autant émotivement que physiquement, il ne faut pas s'approprier ce qui ne nous appartient pas. Il y a un juste milieu entre se bloquer complètement et porter la situation. Si vous avez de la difficulté à accompagner une personne sans la porter, vous pouvez communiquer avec le centre de prévention qui vous donneras des conseils là-dessus.

Parle moi de l'ambivalence ? 
L'ambivalence entre la vie et la mort est constamment présente et le doute est toujours là. Jusqu'à la dernière seconde la personne peut hésiter. C'est pourquoi il est important de l'explorer lorsqu'on accompagne une personne.

J'espère que ces conseils vous aurons aidé et que vous n'hésiterez plus à aider quelqu'un lorsque ça se produira. Si vous souffrez, parlez en, demandez de l'aide, ça pourrait vous sauver la vie.

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